GENERALISTES 2002

SNUHP : urgentistes libéraux, quel exercice ?

jeudi 16 mars 2006

Actualité d’Urgence

15/03/2006 Médecine d’urgence libérale : les différences avec le public ne résident pas sur le fond, mais sur la forme

PARIS, 15 mars (APM Santé) - Avec 15% des passages aux urgences, le secteur privé revendique la reconnaissance de la spécificité de la médecine d’urgence libérale, qui s’apparente sur le fond à la pratique dans le public, mais diffère en revanche sur la forme, notamment au niveau du fonctionnement et de l’organisation du travail.

Il existe 102 structures d’urgence fonctionnelles en établissements de soins privés en France, presque exclusivement des Upatou (Unités de proximité, d’accueil, de traitement et d’orientation des urgences). Créées il y a dix ans en moyenne, ces structures accueillent 15% des usagers des urgences, un chiffre en progression par rapport à 2002 (11%).

Si, dans le fond, la médecine d’urgence libérale ressemble peu ou prou à l’exercice pratiqué dans le public, elle diffère sur la forme, explique à APM Santé le Dr Frédéric Groseil, président du Syndicat national de l’hospitalisation privée (SNUHP), en marge de son intervention mercredi au Salon annuel de la médecine, qui se tient à Paris toute la semaine.

« Dans l’exercice libéral [de la médecine d’urgence], la rémunération dépend du volume des actes, il n’y a pas de hiérarchie, donc les médecins sont plus autonomes dans l’organisation de leur exercice, qui est plus le fait d’implications collectives, et dans leur relation avec les patients ».

La charge de travail hebdomadaire est lourde (de l’ordre de soixante heures par semaine), à laquelle s’ajoutent des gardes afin d’assurer une permanence des soins 7j/7 et 24h/24.

La majorité (70%) des patients qui se rendent dans les Upatou le font de leur propre initiative, avec pour critère de choix la proximité d’une structure offrant la même prise en charge en termes d’accès aux soins (tiers payant), précise le Dr Groseil. Les compétences des praticiens sont également prises en considération, comme en témoigne la fidélité des patients envers les établissements de soins privés pour le suivi ultérieur de leur santé, se félicite le médecin.

Environ un quart des patients sont envoyés dans les Upatou par leur médecin généraliste, et seulement 4% par le Centre 15.

On estime à environ 400 le nombre de médecins exerçant la médecine d’urgence en libéral. Considérés comme des médecins généralistes urgentistes -ils sont conventionnés secteur 1-, ils se heurtent à des difficultés pour se faire reconnaître en termes de nomenclature, explique le président du SNUHP.

« Considérant que nous travaillons en service, la Cnamts nous refuse tous les droits relatifs à un cabinet médical et s’est opposée à ce que nous soyons intégrés au parcours de soins », dénonce le Dr Groseil, pour qui cette situation entraîne une fragilisation des équipes médicales des Upatou et pénalise les patients en affection longue durée en diminuant leurs remboursements en cas de complication de leur maladie.


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 151039

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site ACTUS PROFESSIONNELLES  Suivre la vie du site Nomenclature   ?    |    Les sites syndiqués OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 2.0.9 + AHUNTSIC

Creative Commons License

TOUTES LES MARQUES | MEDECINE ESTHETIQUE BORDEAUX |DRUETTE GASTRONOMIE |ASSURANCE RETRAITE |BOUTIQUES DE MODE |PEINTURE ABSTRAITE TOTEMS ET LAMPES DECO |LASER ESTHETIQUE BORDEAUX | MEDECINE ESTHETIQUE MORPHOLOGIQUE ET ANTI AGE BORDEAUX |CENTRE LASER |ANNUAIRE EMAIL DES MEDECINS |ACTUALITES MEDICALES