La PDS avec ses variantes, ses hésitations, ses MMG bidons, ses CRASP désormais, ses UPATOU, ses SAU subventionnés, ses astreintes à géométrie variable et ses gardes MRL a couté en 4 ans ( rythme de croisière ) prés de 300 millions d’euros ( hypothèse trés basse ). Tout cela à fonds perdus et en pure perte. Pour faire quoi ? A rapprocher de la somme nécessaire à l’augmentation pour TOUS les médecins du C à 25 euros qui nécessiterait un effort de 1055 millions d’euros. Nous ne sommes pas loin.
Le monde politique, aidé en roue libre par nos administrations de la santé fait, pour le monde libéral, depuis 4 ans, en bricolant beaucoup, ce qui a toujours été fait depuis 25 ans pour l’urgence hospitalière.
On ajoute des budgets additionnels, on racle différents tiroirs et fonds qui n’ont pas tout à fait été prévus pour cela, dans un saupoudrage qui maintient la fiction de la PDS et de son utilité réelle. Sans aucune évaluation réelle quant à l’utilité de santé publique, sans aucune évaluation financière, sans souci de couts et d’impact.
Or il est un constat incontournable, avéré dans notre société qui est le suivant.
Si demain, l’état ferme le robinet financier pour les MMG et autres gadgets et décrétent que la PDS libérale n’est plus une nécessité, s’alignant sur la norme européenne et mettant fin à cette exception française ruineuse, que croyez vous qu’il va se passer ?
Sincèrement ?
L’offre étant complètement tarie, la demande va suivre trés immédiatement... Le nier est de l’aveuglement et de la malhonneteté intellectuelle, nous le savons tous.
Quant il s’est agit de freiner les visites à domiciles les 3/4 des consommateurs de visite ont arrété du jour au lendemain. Le besoin de visites était pourtant théoriquement important, bien ancré dans le paysage médical français, bien subventionné par l’assurance maladie.
Ce besoin de visites qui correspondait soi disant dans les phrases de chacun à un besoin médical s’est évaporé en quelques jours ?!
Et c’est fini sur ce plan. "On ne peut plus utiliser cette forme de consommation de soins ? bon, on arrete" et voilà. C’est trés exactement ce qui se passerait si demain on décréte que tout cela est du passé et que pour le reste nous n’avons plus qu’à nous déplacer vers l’hopital.
Les visites de nuit, indispensables reconnues s’il en fut parmi les indispensables présumées ?
Je n’en ai plus fait une seule depuis 4 ans maintenant ! Et non seulement cela mais je n’ai plus eu un seul appel en ce sens ! C’est dire l’aspect spectaculaire du revirement fonctionnel des populations concernées.
Pas d’offre = pas de demande.
Ce ne sera pas une révolution dans la population, et il n’y aura aucun français pour descendre dans la rue défendre cet aspect de la médecine libérale...
Alors à quand la décision ?
