L’OMS veut un niveau d’alerte 6…
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est près de décréter un état d’alerte sanitaire 6 après le développement d’un foyer de diffusion de la grippe au Japon. Mais plusieurs Etats, dont la Suisse, la mettent en garde contre une telle mesure, jugée disproportionnée. A quelle règle se vouer ?
L’Organisation mondiale de la santé va-t-elle trop vite en besogne face au virus de la grippe A (H1N1), qui a désormais contaminé officiellement plus de 10 000 personnes ? Les représentants de plusieurs Etats l’ont affirmé devant l’assemblée annuelle de l’organisation réunie cette semaine à Genève.
En cause : le passage attendu d’un état d’alerte 5 à un état d’alerte 6 après le développement d’un foyer de diffusion de la maladie au Japon, soit dans une autre région du monde que l’Amérique du Nord. C’est qu’une telle évolution est censée entraîner l’adoption de mesures drastiques, et souvent onéreuses, par les Etats.
Le ministre britannique de la Santé, Alan Johnson, a mené la fronde ce lundi. Il a demandé à l’OMS d’accorder moins d’importance au niveau de contagiosité de la maladie et de tenir davantage compte de son degré de virulence, qui s’avère faible jusqu’ici.
Mais l’OMS obéit dans cette crise à un Plan mondial de préparation à une pandémie de grippe qu’elle a publié en 2005 après une longue période de réflexion.
Alan Johnson a par conséquent demandé à l’organisation de faire preuve de « souplesse », soit de se donner la liberté d’interpréter son propre texte. A défaut, a-t-il poursuivi, l’OMS risque de créer inutilement un état de peur dans le monde.
La Suisse fait partie des protestataires. « Quand les conditions de passage d’une phase à l’autre ont été déterminées, on songeait au scénario du pire, insiste Jean-Louis Zurcher, porte-parole de l’Office fédéral de la santé publique, en référence à la grippe aviaire. Or, la faible virulence que ce virus a présentée jusqu’ici nous place dans une tout autre situation. »
« Lorsqu’un état d’alerte 6 est décrété au niveau mondial, la Suisse est censée recourir à des mesures drastiques comme des fermetures d’écoles, explique Jean-Louis Zurcher. Dans les circonstances actuelles, une telle mesure n’aurait tout simplement pas de sens. »
Les Etats ont une grande marge de manœuvre. S’ils ne peuvent pas contester le passage d’un niveau d’alerte à un autre, ce qui reste la prérogative de l’OMS, ils ne sont pas obligés d’appliquer les mesures qu’ils ont prévues en pareil cas.
Mais voilà. Alors que la communauté internationale se vante de son degré de préparation face au risque de pandémie, la décision de ne pas appliquer les mesures programmées ferait un peu désordre. Tout comme fait aujourd’hui désordre la contestation d’un plan d’action censé servir de mode d’emploi à la communauté internationale. Et le désordre n’est jamais très rassurant.
L’alerte 6 en France ce serait pire que mai 68.... !!!!
L’OMS veut 5,9 milliards de vaccins contre le H1N1 d’ici un an.... ( ? ! )
J’adore la virgule...
Même si on les a, pourrons nous vacciner réellement tout le monde, jusque aux « Peuls »... (? ! ).
Tout cela fait de plus en plus délirant....
Nos responsables de « santé publique » internationaux s’éclatent.....
J’ai écrit à Madame Chang pour lui demander les causes réelles des décés mis au compte de la grippe A sur lesquels les médecins que nous sommes ne sont pas du tout informés, ce qui est pour le moins curieux, décrédibilise tout, etc...
