AMedRef
Association Nationale des Médecins Référents
Communiqué du 7 février 2007
L’AMedRef réagit au Communiqué du CISS : Ni otages, ni complices.
Suite au communiqué du CISS reconnaissant aux médecins le droit à une juste rémunération mais condamnant la contestation tarifaire engagée par plusieurs syndicats de médecins généralistes, l’AMedRef, Association Nationale des Médecins Référents, ne peut que s’associer à la demande d’une « refondation du pacte social avec les médecins dans une négociation nationale digne de ce nom ».
Hélas, dans le monde réel, les négociations sont menées sous l’égide du Ministère entre des syndicats signataires minoritaires désavoués par les urnes et une assurance maladie aux ordres ! Devant un tel déni de démocratie, quelle marge de manœuvre reste t’il aux généralistes, dont les honoraires représentent, pour l’année 2006, moins de 3% des dépenses de Sécurité Sociale ?
De même, l’AMedRef comprend la volonté du CISS d’apporter aux patients, en contrepartie, une démarche qualité. C’est la démarche optionnelle, volontaire, non pénalisante financièrement pour les patients et économe pour la Sécurité Sociale, dans laquelle s’étaient engagés plus de 7000 médecins référents et près d’1.5 million patients.
Mais les syndicats signataires choisis par le pouvoir actuel ont signé l’arrêt de mort de l’option référent, et la convergence promise par le ministre de la Santé Xavier Bertrand, au 31/01/2007, soit avec quatorze mois de retard, n’a pas eu lieu, les syndicats signataires, incapables de saisir l’enjeu d’une démarche qualité en médecine générale, se refusant à sortir du dogme du paiement à l’acte, et proposant aux généralistes référents une indemnisation dégressive en solde de tout compte, quand les dermatologues lésés par la réforme obtiennent des compensations financières pérennes.
L’AMedRef considère qu’une médecine générale de proximité vivante et attractive pour les jeunes générations est le meilleur garant d’un accès aux soins pour tous les patients. Elle engage le CISS à rejoindre son exigence d’un moratoire sur l’option médecin référent permettant de poursuivre puis d’étendre aux médecins volontaires ce système d’incitation à la qualité permettant aux patients d’être pris en charge sans avance de frais, au tarif conventionnel.
Contact-presse :
Docteur Christian Lehmann : 06 86 88 30 68
Docteur Hélène Baudry : 06 80 18 78 87
Docteur Olivier Rozand : 04 67 78 27 22
