Il ne faut pas oublier - jamais - l’aspect médico légal en terme de conséquences, de tout cet interventionnisme des caisses d’assurance maladie et qui devrait un de ces jours commencer à exploser sur ce plan des responsabilités sur la piétaille généraliste..
La question essentielle est au final la suivante :
Qui gagne dans les faits, le code pénal ou une ou des réglementations de l’assurance maladie ?
La réponse est évidente, incontournable, et souvenez vous du vécu proposé des RMO sur les frottis et les mammographies, complètement délirantes sur ce plan de l’organisationnel, mais que l’on a tout de même essayé de nous imposer..
Le médecin se trouvant devant le juge dit : j’ai bien appliqué les RMO, les recommandations, les schémas, les règles de l’assurance maladie..
Le juge de lui répondre : mais il vous fallait penser surtout bien à la santé et à la sécurité de votre patient, tout cela en égard au code pénal n’a aucune existence réelle...
Et l’assurance maladie vous portera t’elle des oranges dans ces cas ?
Avec le fait que l’assurance maladie nous demande expressément, dans la réalité des choses et dans la plus parfaite hypocrisie, de plus en plus de dégrader la qualité et l’efficience de nos prescriptions - c’est de plus en plus visible et palpable non ? - pour des motifs économiques sur lesquels nous avons de moins en moins de prise ( et de possibilités soyons clairs : il y a une limite à la réduction continue du format de nos soins et de nos prescriptions ) cette comparaison code pénal et RCP / règlements de l’assurance maladie va prendre de plus en plus d’acuité.
Et qui porte - toujours - le chapeau sinon le médecin généraliste ?
A partir de quoi et de quand une réglementation interfère sur la réalisation de nos actes de soins ?
C’est bien pour cela que l’analyse juridique faite par le codecomed sur les pouvoirs disciplinaires des caisses prend un relief très actuel.
Mais cela ne suffit pas et ce n’est là qu’une petite partie de cette interventionnisme des caisses et de l’UNCAM dans notre métier, et cela, meme à une petite échelle, est proprement inadmissible.
Et la faillite de « l’état de veille » de la profession médicale en ce dossier est général et ne touche pas que le syndical je dois le constater.
Que des médecins, bons professionnels d’aujourd’hui ne se posent pas plus de questions sur ce genre de choses est quelque part une vraie faillite intellectuelle, qu’on l’habille du manque de lucidité ou d’autre chose..
Non ?
