Les trois options du généraliste rigolant en écoutant le poste ce matin.
- 1/ restaurer son autorité
- 2/ s’autoriser sa réalité
- 3/ s’autoriser le restaurant
1/ restaurer son autorité ( choix 1 )
Comment peut-on appartenir à une profession sur laquelle une masse de Visiteurs médicaux peut exercer sa tutelle de façon aussi catastrophiquement ostentatoire qu’avec les statines et les coxibs. Comment des substances qui, visiblement, ont des taux d’imprégnation qui deviennent des taux de pénetration suspecte sont elles subitement prescrites, frénetiquement avalées, puis retirées du marché avec prime à l’info pour le boursicoteur.... Espérons que c’est par étourderie. Ce qui n’absout pas l’étourdi, ni n’excuse l’étourdisseur.
2/ s’autoriser sa réalité ( choix 2 )
Se dire que, désormais, ce que demande le client ( dans la totale connivence avec l’ Etat demandeur d’emplois et l’industrie, créatrice de dividendes) , et ce qu’offre le praticien, en totale absurdité, est le seul créneau économiquement viable pour la petite et médiocre entreprise généraliste ( appelée PME )
3/ s’autoriser le restaurant ( alinéa du choix 2 )
un jour un de mes maîtres, rédacteur impromptu du Concours médical, crut me faire plaisir en me disant que la revalorisation
du statut du généraliste passerait par « un » prix de l’acte "équivalent à un repas au restaurant incluant le docteur, ses enfants et
sa femme".
Comme j’étais un élève poli, mais point un polype confronté aux assauts faussement bienveillants du rofexocib, je lui répondis :
« oui, maître , mais que vont dire mes malades , s’ils voient de quelle manière je paie mon repas ? »
Dieu est mangeur de coxibs .
Bruno
